mai
23

Réaction d’André Bertouille et de son épouse, suite au décès de Jean-Luc Dehaene

C’est à Lourdes, lors du pèlerinage diocésain de Tournai avec les pèlerins malades et moins valides, que l’Ancien Ministre André Bertouille et son épouse ont appris le décès de Jean-Luc Dehaene.

Que de souvenirs pour eux deux !

D’abord pour Madame Bertouille qui, dans le Gouvernement Martens-Gol rencontrait chaque mois Madame Dehaene lors acheter des actions de Microsoft de la réunion mensuelle des épouses des Ministres fédéraux  (photo page 91 du livre consacré au Ministre André Bertouille – Centre Jean Gol – Préface Didier Reynders).

Dans le Gouvernement Martens III, les Ministres Dehaene et Bertouille étaient assis, au Conseil des Ministres, l’un en face de l’autre. Ils s’entendaient bien. Jean-Luc Dehaene était Ministre des Affaires sociales et André Bertouille était Ministre de l’Education Nationale. Ensemble, ils accomplirent de nombreuses missions en Belgique.

Lorsque André Bertouille devient, en 1987, Ministre de la Santé de la Communauté française, Jean-Luc Dehaene reste aux Affaires sociales, ils créèrent 4.000 nouveaux comment investir dans des actions Microsoft lits dans les Maisons de Repos et de Soins en Wallonie et à Bruxelles. C’était indispensable pour les aînés.

Vendredi, lors des funérailles, ce sera pour les Bertouille une journée du souvenir du Ministre défunt et de son épouse.

 

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mar
27

Alice Leeuwerck et Didier Soete

Je suis très fière qu’Alice Leeuwerck soit 4ème effective comment acheter des actions Microsoft au France sur la liste régionale et que Didier Soete soit 5ème suppléant sur la liste de la Chambre!

Ce sont des candidats qui ne feront pas que de la figuration!

 

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mar
26

Le Parlement wallon demande au Gouvernement fédéral de garantir l’avenir et les missions accomplies par l’Institut national des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre (INIG)

Depuis de très nombreuses années, le Parlement wallon s’est investi dans le cadre du Devoir de mémoire « Nous avons pris de très nombreuses initiatives pour préserver et garantir la mémoire de celles et ceux qui ont souffert des conflits armés. A titre personnel, je suis la petite-fille d’un prisonnier politique décédé dans un camp de concentration nazi, il m’apparaissait comme normal de faire de la préservation de leur mémoire l’une de mes priorités » souligne Chantal Bertouille, Député wallon et première signataire de la proposition de résolution.

Ainsi, lorsque des rumeurs ont annoncé que L’Institut national des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre (INIG) l’INIG pourrait voir son budget être considérablement raboté, toutes les familles politiques se sont mobilisées au sein du parlement wallon.

L’INIG a diverses missions, il prend, notamment, en charge la coordination des associations et amicales patriotiques, il organise également une journée des vétérans. L’une de ses autres missions est axée sur le rem­boursement des soins de santé, soit plus de 18 800 bénéficiaires (invalides, anciens prisonniers ou ayant-droits).  L’INIG intervient également dans le domaine social proprement, avec l’octroi de prêts sociaux.

Par ailleurs, l’institut est l’un des principaux ancrages fédéral affecté au tra­vail de Mémoire. Diverses ren­contres, expositions, visites de camps sont organisées chaque année par l’institut.  En outre, le contrôle de la qualité d’entretien des sépultures et des cimetières militaires, c’est-à-dire des tombes de militaires tués pendant les deux guerres, rentre dans le périmètre des missions de l’institut.

« Ainsi, alors que nous commémorerons le centenaire de la 1ère guerre mondiale, le gouvernement fédéral semblait vouloir sabrer dans les actions de l’INIG, mettant gravement en péril la poursuite de ses missions….voire son existence même », s’inquiète Chantal Bertouille.

Ce mercredi 26 mars, le Parlement wallon a donc souhaité rappeler, à l’unanimité, au Gouvernement fédéral ses obligations en matière de Devoir de Mémoire, obligations qui passeront clairement par un maintien des moyens alloués à l’INIG.

La défense du Devoir de Mémoire passe par la sauvegarde de l'INIG

 

 

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mar
25

L’entretien des concessions à perpétuité accordées avant 1925, une obligation juridique pour les autorités publiques !

Les concessions à perpétuité ont été supprimées par la volonté du législateur en 1971. «Mais,  cela ne signifie pas que du jour au lendemain toutes les concessions à perpétuité ont pris fin. Que du contraire, cela veut simplement dire que depuis 1971 on ne peut plus en accorder et, que depuis 1971, les différents législateurs qui se sont succédés tentent de résoudre le problème de leur non gestion par les familles … mais également par les gestionnaires publics eux-mêmes », indique le Député MR Chantal Bertouille.

Pour rappel, jusqu’en 1925, les concessions à perpétuité ont revêtu un aspect tout à fait exceptionnel. « Cette matière était réglée par le décret du 23 prairial an XII. Celui-ci n’autorisait l’octroi de concessions «qu’à ceux qui offriront de faire des fondations ou donations en faveur des pauvres et des hôpitaux, indépendamment d’une somme qui sera donnée à la commune…». L’intention était, à l’époque, de faire de la concession de sépulture une marque exceptionnelle de reconnaissance aux bienfaiteurs des pauvres et des malades de la commune », rappelle Chantal Bertouille.

Nous ne sommes pas loin du principe des indulgences de l’Eglise au Moyen-Age. Le repos de l’âme et du corps en l’espèce étant garantie pour l’éternité contre rétribution.

Ces faveurs au profit des communes consistaient en la cession d’un bâtiment, d’un terrain, d’une somme d’argent,…avec charge pour la commune de garantir au donateur un repos éternel ce qui entraînait notamment l’obligation d’entretien de la sépulture du généreux donateur. Cette forme de donation était très codifiée et des actes notariés étaient dressés. D’ailleurs, nous en retrouvons encore de nombreuses traces dans nos communes wallonnes, telles que les anciennes fondations, c’est-à-dire des bâtiments qui ont été donnés à des communes ou à des CPAS avec charge pour ceux-ci d’entretenir la sépulture du fondateur.

Ce même principe trouve à s’appliquer dans de nombreux cimetières qui ont été créés au cours du 19ème siècle sur les terrains privés de grands industriels qu’ils ont cédés à la commune pour y créer le cimetière public à charge pour cette dernière d’entretenir le caveau de la famille ayant généreusement donné ce terrain. Ainsi, chaque année,  des communes et des CPAS de Wallonie envoient aux environs de la Toussaint des ouvriers pour entretenir ces sépultures…ce n’est d’ailleurs que faire application d’une convention passée devant notaire.

S’agissant d’actes notariés, les parties sont tenues d’en respecter les termes et les conditions. Cela concerne les familles qui auraient mis à disposition des communes des terrains pour y aménager des cimetières, mais également les communes qui ont accepté ces donations et qui conservent aujourd’hui cette obligation de préservation et d’entretien de ces concessions octroyées à perpétuité.

« Ces concessions à perpétuité ont été créés sur base d’actes juridiques qui continuent à produire leurs effets » souligne Chantal Bertouille. «  Les communes sont tenues de respecter leurs engagements en terme d’entretien, car elles y sont tenues sur base d’une convention signée. Cela va même plus loin, les communes ne peuvent procéder à l’affichage de ces sépultures car la personne qui fait défaut dans l’entretien de la sépulture n’est autre que la commune elle-même ». C’est d’ailleurs ce qui ressort d’une question parlementaire adressée à ce sujet ce 18 février au Ministre Paul Furlan.

Concrètement, cela signifie que l’entretien de la plupart des anciennes concessions à perpétuité (voire de toutes)  accordées avant 1925 incombe aux communes et qu’il appartient aujourd’hui aux héritiers de ces généreux donateurs de demander le respect des termes du contrat passé devant notaire il y a plusieurs dizaines d’années. Il ne s’agit plus dans ce cas d’une simple obligation morale de la commune, mais bien d’une obligation juridique d’entretien!

 

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fév
24

Une prise de conscience, emplie d’émotions, par les Députés wallons des atrocités liées à la 1ère guerre mondiale par la Ville de Comines-Warneton

En sa séance du 30 avril 2009, le Parlement wallon a adopté une proposition de résolution relative au devoir de mémoire, à la défense de la démocratie et de la citoyenneté et à la lutte contre les extrémismes. Suite à cette résolution, un Comité «Mémoire et Démocratie» ayant pour mission d’encourager la sensibilisation et la promotion de la démocratie ainsi que l’éducation à la mémoire a vu le jour.

« Même si tous les Députés wallons sont conscients de leur obligation de respecter et d’entretenir les valeurs démocratiques, une piqûre de rappel peut parfois s’avérer utile. Nous ne traitons pas que des dossiers. Il y a une terrible réalité qui se rappelle à nous et qui a à tout jamais marqué la population de notre Région », souligne Chantal Bertouille.

C’est pourquoi, ce 20 février, une délégation de 9 parlementaires wallons a visité plusieurs lieux de la région de Comines-Warneton, Ville Martyre marquée par les atrocités de la première guerre mondiale. Ces parlementaires étaient accompagnés de 4 membres de l’asbl « Territoires de la Mémoire ».

Ainsi, après une visite du Musée « In Flanders Fields » d’Ypres, les élus wallons ont commencé leur visite par le Musée du Blockaus en plein centre de Comines. Loin d’être un simple abri en béton, froid et vide, ceux-ci ont pu se rendre compte de la vie au quotidien des soldats dans les tranchées en 1917.

Poursuivant leur cheminement à Comines-Warneton, les parlementaires ont ensuite fait une halte à Warneton. La Ville de Warneton fut, hélas, l’exemple même des horreurs que peuvent vivre les populations locales. Rayée de la carte dès le début de la guerre, Warneton restera à jamais marquée par le conflit. La reconstruction de la Ville prit des années et son église Saints-Pierre-et-Paul, baptisée la cathédrale de la Lys, en est un bel exemple.

Après le dépôt d’une gerbe au Mémorial, ils ont parcouru le Chemin du Souvenir (cimetière britannique, site de la trêve de Noël, ….), la délégation a poursuivi sa visite à Comines-Warneton par le centre d’interprétation « Plugstreet 14-18 Experience ». Grâce à une scénographie moderne, ils ont pu revivre les événements tels que la bataille de Messines, les catacombes , l’hiver 1917-1918, la présence des soldats australiens et néo-zélandais à Ploegsteert et Warneton.

« C’est avec beaucoup d’émotions que nous avons pu prendre conscience de l’ampleur des souffrances accumulées durant ce conflit tant par les combattants que par la population civile. Nous resterons marqués par notre visite à Comines-Warneton », ont souligné les députés wallons.

La journée de commémoration s’est clôturée par le dépôt d’une gerbe au Last Post d’Ypres : moment intense de recueillement.

Les Députés wallons ont pris conscience des atrocités de la guerre 14-18 en se rendant à Comines-Warneton.

 

 

 

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fév
18

Une Europe sans frontières….pas pour les morts

« L’une des plus grandes avancées en matière de droit international ces dernières années concerne la liberté de circuler entre les Etats que nous avons tous en notre qualité de citoyens européens. Pourtant, à notre mort, ces frontières, qui avaient disparu, réapparaissent ! » fait remarquer Chantal Bertouille, Député wallon.

En effet, si les régions sont libres de réglementer la matière des funérailles et des sépultures sur leur territoire (ce qui est le cas pour la Région wallonne depuis 2009), la question du transport des dépouilles mortelles entre Etats est toujours réglementée au niveau international par l’accord de Berlin de 1937 et au niveau européen par l’Accord de Strasbourg de 1973.

« Ces deux textes répondent à des considérations qui datent d’une autre époque. En 1937, il était très rare qu’une dépouille traverse les frontières et la crainte principale était la propagation des épidémies et des maladies contagieuses », indique Chantal Bertouille. « C’est pour cela que l’utilisation d’un cercueil en zinc fut imposée. Le zinc permet la conservation efficace et hermétique des corps sur de longs trajets et évite la propagation des maladies véhiculées par un corps en décomposition ».

Ces mesures prophylactiques ne sont pourtant plus du tout adaptées aux réalités actuelles sauf dans certaines circonstances particulières.  Ainsi, avec la suppression des frontières entre les Etats européens, il n’est pas rare qu’à un âge même avancé de leur vie des personnes souhaitent s’installer à l’étranger, c’est par exemple le cas des nombreux résidents français qui sont hébergés dans des maisons de repos belges. Mais, cela concerne également des patients de zones rurales wallonnes qui sont hospitalisés en urgence dans l’hôpital le plus proche (en France par exemple) et qui y décèdent.

« Or, si l’on s’en tient aux textes légaux, les corps devront être placés dans un cercueil en zinc pour pouvoir passer la frontière. L’utilisation de ce cercueil en zinc entraîne un surcoût important pour les familles et que dire si le défunt a choisi la crémation ? Le corps sera placé dans un cercueil en zinc, devra passer la frontière et ensuite les scellés devront être retirés pour procéder à la crémation…difficilement applicable en France où, selon la réglementation, le retrait des scellés d’un cercueil est constitutif d’une violation de sépulture et donc puni pénalement. Conclusion, sur le terrain, c’est le règne de la débrouille », souligne Chantal Bertouille.

Si, à certains endroits, les pompes funèbres respectent la loi à la lettre, d’autres entrepreneurs moins regardants n’utilisent pas de cercueil en zinc sans en avertir les familles, ce qui les place dans la plus totale illégalité. Pire, certaines familles échafaudent parfois des scénarios des plus glauques. Informées du décès de leur proche dans une maison de repos en Belgique, certaines familles n’hésitent pas à « kidnapper » le corps de celui-ci et à passer la frontière avec un défunt assis à la place du mort (sic). Elles se rendent immédiatement auprès des autorités françaises pour annoncer que leur parent vient de décéder inopinément dans la voiture lors de la petite excursion familiale qu’ils avaient organisée…

« Il existe pourtant des solutions, comme c’est le cas de l’accord signé entre les pays du Benelux ou encore avec l’Allemagne. Des Etats peuvent décider de déroger à cette obligation de recourir à un cercueil en zinc ». Pour  Chantal Bertouille, «  Il faut qu’il y ait une réelle volonté de trouver une solution à ce problème entre la Belgique et la France. » C’est en ce sens qu’elle vient de déposer, avec les autres groupes politiques au Parlement wallon, une proposition de résolution facilitant le transport transfrontalier des défunts.

Le cercueil en zinc reste obligatoire pour le passage de la frontière!

 

 

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fév
04

La RN 58 pourrait être élargie…mais pas jusqu’à Comines-Warneton

Régulièrement, la situation enclavée de notre Ville de Comines-Warenton est mise en avant, l’accès principal étant la RN 58, dont le tracé a toujours été sujet à questions.

En effet, alors que la RN 58 peut être quasiment assimilée à une autoroute à Comines-Warneton, à peine sortie du territoire de la Région wallonne, elle se transforme en une simple voie rapide à deux bandes.

Régulièrement, des projets d’élargissement de celle-ci ressortent des cartons, tel que le projet français de l’autoroute A24, définitivement abandonné en 2010.

Est-ce à dire que la RN 58 ne va pas être transformée pour partie dans les prochaines années ?

Le Député-Echevin Chantal Bertouille vient de refaire le point sur cet important dossier.

« En France, il n’a plus été question ces dernières années d’un agrandissement de la jonction entre la RN 58 et l’autoroute A25 toute proche. Les travaux actuellement entrepris ont simplement pour objectif de contourner le centre de la Chapelle-d’Armentières. S’il s’agit bien d’une départementale, cette voirie n’est en rien une autoroute : quatre nouveaux ronds-points seront créés pour l’occasion. »

Du côté flamand, un projet de transformation de la RN 58 en autoroute existe également. C’est du moins ce qui ressort d’une question parlementaire de Chantal Bertouille au Ministre wallon Di Antonio. « Le projet flamand, s’il se concrétise, ne concerne qu’une toute petite partie de la RN 58. Les autorités flamandes estiment qu’il faudra faire basculer la RN 58 en une voirie 2×2 bandes entre l’A19 et la RN 338 (soit le deuxième giratoire en venant de l’autoroute) et que pour l’instant le restant de la RN 58, soit sa majeure partie, peut rester une simple 2 bandes ».

On est donc encore loin d’une autoroute à Comines-Warneton !

 

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fév
04

Il y a la loi, mais il y a aussi l’esprit de la loi. Et cela vaut également pour les cimetières

Lorsqu’elle hérita de la compétence des cimetières à Comines-Warneton, la situation était loin d’être parfaite : « Tombes à l’abandon, allées non entretenues, volonté des familles non prise en considération… Comines-Warneton n’entretenait pas ses cimetières et cela se voyait » souligne Chantal Bertouille. Pourtant en 2012, grâce au travail accompli, le Ministre Furlan souligna que les cimetières de Comines-Warneton étaient devenus un exemple de très  bonne gestion en Wallonie.

Nous sommes en 2014, PS et CDH ont décidé de récupérer cette compétence et en un peu plus d’un an plus rien ne va, c’est la catastrophe. Les familles sont mécontentes, des décisions sont prises dans la précipitation sans véritablement réfléchir, …

Le dernier exemple en date concerne le columbarium du Bizet. « De manière brutale, sans avertir les familles, l’échevin a décidé que le règlement communal sur les cimetières devait être appliqué à la lettre et que dorénavant aucune fleur ou plaque ne pouvait plus être posée au pied des cellules de columbarium. Ce règlement sur les cimetières, je le connais fort bien. C’est moi, en collaboration avec la commission des cimetières et la cellule du patrimoine funéraire de la Région wallonne, qui l’ai rédigé», souligne Chantal Bertouille.

« Néanmoins, Monsieur l’Echevin semble oublier l’esprit même de ce règlement qui était de veiller au respect des familles et des défunts. Nous avions inscrit cette interdiction de placer des fleurs et des plaques commémoratives pour disposer d’un texte légal qui nous aurait permis de réagir face à des situations problématiques. Or, à ma connaissance, je n’ai entendu aucune famille se plaindre de la présence de ces fleurs.  D’ailleurs, par le passé, nous tolérions que celles-ci empiètent pour partie sur le devant du columbarium à condition de ne pas rendre l’accès difficile ou impossible aux cellules. En cas de problème, les fossoyeurs veillaient toujours à avertir les familles et n’hésitaient pas à réorganiser l’agencement des gerbes pour que personne ne soit gêné dans ses déplacements ».

Pour Chantal Bertouille, le gestionnaire politique n’a rien compris à la gestion d’un cimetière et de rappeler qu’elle a participé activement à l’élaboration du décret wallon sur les cimetières « Les cimetières sont aujourd’hui  gérés comme des places de parking à Comines-Warneton. Si vous mettez une roue sur le trottoir, vous aurez une amende, et il en ira de même pour les fleurs devant les columbariums. Dorénavant à Comines, on va même  à l’encontre de l’esprit du décret. Ainsi en commission le 7 janvier 2014, le Ministre Furlan rappela  que les cimetières méritaient une gestion différente de la part de leur commune en raison de la charge émotionnelle qui  y était présente. Emotions et respect du deuil des familles, deux choses que ne comprend pas l’échevin des cimetières.»

Pour terminer, Chantal Bertouille souligne également toute l’incohérence de la décision prise. « A peine retiré par ordre de l’échevin, les fossoyeurs ont été sommés de tout remettre en place en attendant de prévenir les familles. C’est du temps, de l’argent perdu et le mal est fait ! »

 

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jan
27

Victimes de la guerre et Devoir de Mémoire

Beaucoup de personnes ont posé des questions en ce qui concerne l’attribution du prix « Passeur de Mémoire » par le Parlement wallon à Monsieur André Bertouille, ancien Ministre.

L’attribution de ce prix « Passeur de Mémoire » a été la remise d’une colonne en verre dressée (un parallélépipède rectangle) symbolisant l’Homme debout, refusant toute forme de soumission à toute oppression quelle qu’elle soit. C’est l’image de la liberté.

Le triangle posé sur sa pointe et gravé au milieu de la colonne est incolore. Il représente l’ensemble des personnes considérées par les nazis comme nuisibles, inutiles ou non conformes. Dans les camps de concentration, les prisonniers portaient un triangle sur la veste de leur tenue. Des couleurs (rouge, bleu, mauve, rose, noir, brun, vert) ou un agencement particulier (étoile de David) les différenciaient. Par extension, sa position centrale ainsi que l’absence de couleur est un signe d’égalité entre les victimes de toutes les dictatures.

Le réseau de lignes gravées et dépolies présentes tout autour de la base de cette colonne figure l’enfermement. Symboliquement, ces traits évoquent une clôture de fils barbelés dont on aurait ôté les pointes acérées ou la corde qui prive le prisonnier de sa liberté. La colonne traverse ce territoire clos pour signifier la libération du souvenir et de la mémoire tout comme la disposition aléatoire des liens qui l’enserrent.

Le verre de cristal dont est constituée la colonne représente la pureté. Dans le cadre du travail de Mémoire, cette pureté traduit la gratuité de l’engagement et le désintéressement dans l’action accomplie.

La mention écrite « Passeur de Mémoire » implique de facto une transmission mémorielle qui dépasse la simple remémoration du passé en lui attribuant une dimension pédagogique qui s’inscrit dans la durée. Cette expression confère également une part de responsabilité envers les générations à venir.

Telle est la signification du prix « Passeur de Mémoire » qui a été attribué en séance publique du Parlement wallon à 3 personnes : un à titre posthume, à un prisonnier politique flamand et à André Bertouille qui a aussi été honoré par un arrêté royal. L’arrêté royal a été pris le 20 novembre 2013 en raison du dévouement dont André Bertouille fait partie au sein du Conseil d’Administration de l’Institut des Vétérans – Institut National des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre.

Le 20 novembre 2013, le Roi Philippe, par arrêté royal, sur proposition du Ministre de la Défense, a nommé André Bertouille vice-président du Conseil d’Administration de l’Institut des Vétérans – Institut National des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre en remplacement de Monsieur Paul Brusson, décédé, dont il achèvera le mandat.

 

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déc
23

Meilleurs Voeux

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