«

»

fév
04

Il y a la loi, mais il y a aussi l’esprit de la loi. Et cela vaut également pour les cimetières

Lorsqu’elle hérita de la compétence des cimetières à Comines-Warneton, la situation était loin d’être parfaite : « Tombes à l’abandon, allées non entretenues, volonté des familles non prise en considération… Comines-Warneton n’entretenait pas ses cimetières et cela se voyait » souligne Chantal Bertouille. Pourtant en 2012, grâce au travail accompli, le Ministre Furlan souligna que les cimetières de Comines-Warneton étaient devenus un exemple de très  bonne gestion en Wallonie.

Nous sommes en 2014, PS et CDH ont décidé de récupérer cette compétence et en un peu plus d’un an plus rien ne va, c’est la catastrophe. Les familles sont mécontentes, des décisions sont prises dans la précipitation sans véritablement réfléchir, …

Le dernier exemple en date concerne le columbarium du Bizet. « De manière brutale, sans avertir les familles, l’échevin a décidé que le règlement communal sur les cimetières devait être appliqué à la lettre et que dorénavant aucune fleur ou plaque ne pouvait plus être posée au pied des cellules de columbarium. Ce règlement sur les cimetières, je le connais fort bien. C’est moi, en collaboration avec la commission des cimetières et la cellule du patrimoine funéraire de la Région wallonne, qui l’ai rédigé», souligne Chantal Bertouille.

« Néanmoins, Monsieur l’Echevin semble oublier l’esprit même de ce règlement qui était de veiller au respect des familles et des défunts. Nous avions inscrit cette interdiction de placer des fleurs et des plaques commémoratives pour disposer d’un texte légal qui nous aurait permis de réagir face à des situations problématiques. Or, à ma connaissance, je n’ai entendu aucune famille se plaindre de la présence de ces fleurs.  D’ailleurs, par le passé, nous tolérions que celles-ci empiètent pour partie sur le devant du columbarium à condition de ne pas rendre l’accès difficile ou impossible aux cellules. En cas de problème, les fossoyeurs veillaient toujours à avertir les familles et n’hésitaient pas à réorganiser l’agencement des gerbes pour que personne ne soit gêné dans ses déplacements ».

Pour Chantal Bertouille, le gestionnaire politique n’a rien compris à la gestion d’un cimetière et de rappeler qu’elle a participé activement à l’élaboration du décret wallon sur les cimetières « Les cimetières sont aujourd’hui  gérés comme des places de parking à Comines-Warneton. Si vous mettez une roue sur le trottoir, vous aurez une amende, et il en ira de même pour les fleurs devant les columbariums. Dorénavant à Comines, on va même  à l’encontre de l’esprit du décret. Ainsi en commission le 7 janvier 2014, le Ministre Furlan rappela  que les cimetières méritaient une gestion différente de la part de leur commune en raison de la charge émotionnelle qui  y était présente. Emotions et respect du deuil des familles, deux choses que ne comprend pas l’échevin des cimetières.»

Pour terminer, Chantal Bertouille souligne également toute l’incohérence de la décision prise. « A peine retiré par ordre de l’échevin, les fossoyeurs ont été sommés de tout remettre en place en attendant de prévenir les familles. C’est du temps, de l’argent perdu et le mal est fait ! »

 

Lien Permanent pour cet article : http://www.bertouille.org/?p=1118